
Cet OM-Bordeaux, les Olympiens
avaient annoncé qu’ils le joueraient « comme une
finale ». Ils ont tenu leur promesse. Signe de cette intensité
si particulière, la joie qui déborda au coup de sifflet final,
après une poignée de secondes que le banc marseillais avait vécu
debout, au bord du terrain.
Ce fut un vrai sommet, et les Marseillais ont eu la hauteur
nécessaire. Ils ont « sorti » le match qu’il
fallait. Le mélange explosif d’allant offensif mais également
d’engagement. Celui-là même qui avait fait défaut à Lyon, en
Coupe de France, dans un duel du même acabit.
Batailler était un pré-requis pour s’attribuer les trois
points et rester dans le coup. Pour ne pas voir Bordeaux et Paris
s’éloigner, et Lyon s’échapper.

La rencontre s’emballa
toute seule dès les premières minutes. Avec deux offensives de la
fringante formation girondine, animée par la finesse technique de
Wendel, Chamakh et Gourcuff.
Fort heureusement, les Phocéens avaient le répondant adéquat. En
disputant chaque ballon avec détermination au milieu, mais aussi en
inquiétant à leur tour leurs hôtes.
Wiltord reprenait légèrement au-dessus une mine de Taiwo repoussée
en catastrophe par Ramé. Puis Rodriguez plaçait une tête renversée
de peu à côté. Le coup était passé près. Même si, finalement, la
plus belle occasion des 45 premières minutes était bordelaise.
Mandanda devant sortir le grand jeu pour s’imposer en face à
face avec Cavenaghi (40e). Le dernier rempart n’avait pas
cédé.
Après cette première période équilibrée, les hommes d’Erik
Gerets mirent toutes leurs tripes dans la balance après le repos.
Ramé et ses partenaires souffrirent alors terriblement. Mais ils
auraient peut être traversé un temps l’orage indemnes si
Chamakh n’avait apporté une contribution aussi involontaire
qu’efficace à la victoire marseillaise en déviant de la tête
dans ses buts un coup-franc de Ziani (56e).

Les vannes étaient ouvertes. Cela n’annonçait pas exactement une déferlante de buts. Puisque Wiltord se voyait ensuite refuser celui du 2-0. L’attaquant s’était imposé dans les airs face à Ramé, avant de pousser le cuir dans les filets. Refusé. Pourquoi ? L’ancien girondin s’était-il aidé de la main ? Toutes les images démentiront en tout cas l’accusation, tout comme celle d’une charge suspecte.

Floués d’un but qui aurait
acté leur succès, les Marseillais gardèrent le pied au plancher
jusqu’au terme pour se prémunir d’une
désillusion.
En s’appuyant sur les déviations de Brandao, qui prit un
nombre élevé de ballons aériens en deuxième mi-temps ; en
utilisant à merveille les couloirs comme des rampes de lancement,
ils conservèrent leur ascendant.
Le gardien bordelais dut ainsi s’employer bien plus que la
moyenne. Il fit le métier avec panache. En paradant devant Cheyrou,
et en claquant du bout des gants un lob astucieux de Ziani.
Suffisant pour empêcher les Marseillais de conclure, mais pas pour
les priver de victoire. En répondant présent, cet OM a démontré
qu’il avait un avenir.
(Analyse OM.net / Photos OM.net / Joris)























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